Les candidats de plus de 50 ans constatent fréquemment que leur âge, souvent mentionné avec précaution ou « subtilement », revient en entretien d'embauche. Si le sujet dérange, il a une cause structurelle : en France, selon la Dares, le taux d’emploi des 55-64 ans était de 56,9 % au 2 trimestre 2023, soit bien en dessous de la moyenne européenne (source : Dares).
Deux raisons principales expliquent ce questionnement récurrent :
- Des idées reçues persistantes : moindres capacités d’adaptation, résistance au changement, salaire élevé, surcharge d'expérience pas toujours exploitée, etc.
- Une inquiétude concrète pour les employeurs : la peur d’un recrutement « raté » pousse certains à évaluer, parfois maladroitement, la « pérénité » ou le dynamisme perçus du candidat senior.
En entretien, l’évocation de l’âge n’est jamais anodine. Selon une étude de l’Ifop pour la Fondation Acteur Public (mars 2022), 62 % des salariés français estiment que l’on a moins de chances de retrouver un emploi passé 55 ans, preuve que ces sujets restent très présents. Pourtant, il existe de véritables leviers pour répondre avec assurance et positivité.