Montant de la pension progressive
La pension est calculée selon le principe suivant :
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Pension progressive = Pension obtenue à taux plein (estimée selon les droits acquis à la date de la demande) × (taux de réduction d’activité)
Exemple : pour un salarié passant de 100 % à 60 % d’activité, la retraite progressive représente 40 % de la pension à taux plein à laquelle il aurait droit à cette date. Cette pension est versée chaque mois, en complément du salaire à temps partiel.
Chiffre clé : selon la CNAV, le montant moyen de la retraite progressive brut en 2023 était de 760 € par mois. Mais ce montant varie grandement selon les carrières et la quotité de travail choisie.
Démarches à effectuer : mode d’emploi étape par étape
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Déterminer son éligibilité (simulateurs disponibles sur lassuranceretraite.fr)
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Solliciter l’accord de l’employeur et formaliser par un avenant au contrat de travail (ou demander une réduction d’activité si indépendant).
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Constituer un dossier auprès de la caisse de retraite principale (généralement 6 mois avant la date visée). La demande peut se faire en ligne ou par courrier.
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Joindre des pièces justificatives : état des services, bulletins de paie récents, mention du temps de travail et du pourcentage prévu, attestation de l’employeur, relevé de carrière…
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En cas de multi-employeurs, fournir une attestation pour chacun.
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Suivre le dossier : le délai moyen de réponse varie de 1 à 4 mois selon les caisses.
À noter : le passage en retraite progressive est réversible jusqu’à liquidation complète des droits (départ en retraite « définitive »). Une fois la retraite liquidée à taux plein, la pension progressive s’arrête automatiquement.
Quelles sont les incidences sur la retraite future ?
La retraite progressive présente un véritable atout : les cotisations continuent de générer des droits supplémentaires pour la retraite finale. Autrement dit, les trimestres continuent de s’ajouter, et le salaire à temps partiel alimente encore (au prorata) la base de calcul de la pension définitive.
Selon la Direction de la Sécurité sociale, une personne ayant travaillé 2 ans en retraite progressive constate en moyenne une hausse de 2 à 3 % de sa pension définitive par rapport à un arrêt pur et simple (source : sécurité sociale, derniers bilans 2022-2023).